10 janvier 2016

The Public Cemetery Under the Moon (Wolhaui gongdongmyoji) (1967) VO+STFR

(Wolhaui gongdongmyoji)
Un film réalisé par Cheol-hwi KWON
1967 - 88 minutes - Couleurs - Mono - 2.35

Une nuit dans un cimetière, une tombe s’ouvre littéralement en deux pour laisser s’échapper le fantôme d’une jeune femme. Une fois libérée, la jeune femme s’en va sauver un tout jeune enfant mis au supplice d’un poison concocté par deux femmes, une mère et sa fille, dont on va peu à peu comprendre les implications dans l’intrigue. La fille, parfaitement machiavélique, souhaite en effet se débarrasser d’un bébé qui n’est pas le sien avant que son mari, un homme d’affaires reconnu, ne rentre à la maison... mais son plan est mis en échec par l’esprit fraîchement réveillé. De retour chez lui, le mari est alerté par les cris de son fils et ne tarde pas à soupçonner les sombres desseins de sa nouvelle compagne. S’ensuit alors une violente dispute entre les deux époux...

Avec : Mi-ae KANG, No-shik PARL, Hwang HAE

http://www.imdb.com/title/tt0488433/

Qualité : DvdRip
Format : Mkv (1,33Go)
Langue : Coréen
Sous titres : Français à part

film: https://uptobox.com/2zakng4iktlf
Lien srt: https://uptobox.com/1ch6j7uh98vu


Je vous propose ici la version avec traduction des srt "100% Homemade Garanty"

Chacun sait que les histoires de revenants sont très populaires dans le cinéma asiatique, notamment à Hong Kong depuis la fameuse trilogie de Chin Siu-Tung HISTOIRES DE FANTOMES CHINOIS (1987-1997), mais surtout au Japon où dès les années 50, et bien avant les RING (1998) et autres JU-ON (2002), ces histoires constituent un véritable genre dans la cinématographie nationale, le yurei eiga dont la popularité ira grandissante au cours de la décennie suivante avec des œuvres comme KWAIDAN (1963). De la production coréenne issue de cette période, on ne connait que bien peu. Il convient donc d’apprécier à sa juste mesure la découverte de ce PUBLIC CEMETERY UNDER THE MOON que d’aucuns considèrent proches des classiques nippons que sont LE MANOIR DU CHAT FANTOME (1958) ou encore LES FANTOMES DU MARAIS DE KAZANE (1956). Si cet authentique drame de l’adultère débouchant sur une histoire de vengeance s’avère louable dans son traitement, on pourra en revanche sourire quant à l'utilisation d'effets visuels et sonores 'too much' pour en illustrer l'aspect surnaturel. Et ce n’est malheureusement pas la qualité très grindhouse de la copie proposée qui rendra justice à une photographie que l’on devine pourtant soignée. Mais, comme évoqué plus haut, n’est-ce pas là le prix de la découverte... 

__Tinetor__

10 commentaires:

  1. Souvent très sympathiques ces films asiatiques des 60's où le scope était quasiment de mise et la photo souvent très soignée.
    Quant à ce titre, inconnu pour moi, est encore une belle trouvaille de l'ami Tinetor ; qu'il en soit remercié.

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  2. Un grand merci Tinetor pour cette nouvelle découverte de ton cru.
    Meilleurs voeux pour 2016 en passant

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  3. Merci Tinetor.
    En effet, la copie a des défauts, mais c'est acceptable et le film est rare.
    Et je te confirme qu'on ne connait pas du tout le le cinéma de genre coréen de l'époque.

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  4. Merci, Tinetor, pour ce revenant cinématographique et cette introduction impeccable. Le titre à lui seul est déjà tout un poème.

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  5. Grand merci pour cette découverte (une de plus !)

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  6. HISTOIRES DE FANTOMES CHINOIS au grand Rex c'était fabuleux :-)
    heureusement qu'il y a de braves personnes pour traduire ses films parce que "Wolhaui gongdongmyoji" c'est beau mais on y comprend pas grand chose.
    Malgré la distance ce genre de film réussi enfin à arriver sur nos écrans c'est quasi magique ......

    Grand merci Tinetor pour ce collector de la mort

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  7. Grand merci pour les sous-titres !

    Ayant moi-même traduit quelques histoires asiatiques à base d'adultère, de vengeance, de chats et de fantômes, et en ayant vu un paquet d'autres, mon regard sur ces films a évolué avec le temps. Au début, c'était un peu la déception de revoir plus ou moins les mêmes ficelles à chaque fois, mais il faut simplement habituer son regard. A part un ou deux classiques, on ignore à peu près tout de cette pourtant imposante production. Les teams si promptes à traduire la dernière comédie HK s'intéressent peu aux classiques, l'édition vidéo francophone n'en parlons pas (à part Kwaidan et les Histoires de Fantômes Chinois de Tsui Hark c'est globalement le néant). Le cinéphile curieux doit donc se débrouiller tout seul (et si possible maîtriser l'anglais). Entre les chats, les zombies ou les vampires, entre les récits traditionnels, les légendes classiques et les croisements avec la culture occidentale, il y a plein de choses passionnantes à explorer.

    Après, il faut s'habituer aux codes, au rythme, à la musique, à l'humour (parfois) et à une certaine forme de naïveté (souvent), bref à la CALLIGRAPHIE non-occidentale (on n'est pas dans l'économie d'un Tourneur, dans la rigueur d'un Roy Ward Baker ou dans la violence sèche d'un Fisher). Rien de tel pour ouvrir de nouveaux horizons.


    tchi-tcha
    (si je compte bien, ça nous fait la 175104e découverte grâce à l'UFSF)

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  8. Voilà qui m'a l'air fort intéressant
    merci Tinetor , merci l'UFSF !

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