28 mars 2019

Space Marines (1996) VF

(Space Marines)
Un film réalisé par John Weidner
1996 - 95 minutes - Couleur - Ultra Stéréo - NC

Le navire cargo Ulysse approche d'un champ d'astéroïdes. Il a été commandé par le gouvernement et transporte du Trinium, un élément d'anti-matière hautement explosif. Sous la direction du Vice Ministre John Adams, le cargo doit mener sa marchandise à bon port. Mais des pirates l'abordent et stoppent le processus d'auto-destruction engagé. Ils se débarrassent de l'équipage, font prisonnier le Vice Ministre et s'octroient la marchandise...

Avec : Billy Wirth, Cady Huffman, John Pyper-Ferguson...

https://www.imdb.com/title/tt0117706/

Langue : Français
Sous-titres : Sans


Un partage de PéO Fissure
https://uptobox.com/dfhcr5vcmk93

12 commentaires:

  1.    Pour ceux qui se demanderaient si un tel film est bien de la SF, il existe au moins deux avis sur le sujet. Soit on applique le théorème de Silverberg, à savoir : si l'on ôte tous les éléments SF d'une œuvre i.e. le décorum, les fusées, les robots, les planètes... ce qu'on pourrait appeler péjorativement l'attirail SF, et que le film ou le roman ainsi désossé reste de la SF, il l'est effectivement (ou plutôt effictivement) car l'idée centrale résiste. Replacez l'intrigue d'"Outland" sur la Terre - dit Silverberg - et vous avez "le Train sifflera trois fois". Pour lui, ces œuvres ne sont pas véritablement de purs produits du genre. Un second voire un deuxième avis avance que le décors prime, que ce qui fait la force de la Science-Fiction est son cadre, la vision qu'elle offre de futurs inconnus comme autant de portes ouvertes sur notre imagination, et que le film de Peter Hyams est certes un western mais un western galactique, donc bien un genre dans le genre. Woody Allen prétend que ceux qui nous succèderont trouveront intérêt non dans les intrigues de ses films, somme toute anecdotiques, même si elles leur confèrent leur intemporalité, mais dans le cadre où elles se situaient. "Le fond, c'est quand la forme remonte à la surface.", disait le père Hugo. Bien sûr, le dogme de Silverberg encourage à faire œuvres "purement" novatrices, à développer des idées originales, spéculatives, mais en SF - et je me range derrière le second avis ne serait-ce qu'à l'évocation du "monologue des larmes dans la pluie" de Roy Batty / Rutger Hauer dans "Blade runner" -, le médium est aussi le message, en l'occurrence le canal contextuel, le lieu et l'époque singuliers où se déroule le récit.

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    1. Personnellement j'ai toujours considéré que la science-fiction n'était qu'un mode d'écriture et non un genre. Se pose-t-on la question pour un film historique dit "en costume" ? Dans les 2 cas, la trame du roman, le scénario du film, peut aborder tous les genres traités dans un environnement contemporain : aventure, romance, horreur, comédie, drame, guerre, aventure, farce...
      Comme toujours ce n'est que mon avis qui ne vaut pas vérité pour tous.

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    2. J'ai toujours considéré le western comme un mode d'écriture, exactement pour les mêmes raisons, pour moi c'est un cadre et certainement pas un genre... Mais cela étant dit, on peut préférer certains cadres à d'autres, étant gosse les westerns m'ennuyaient en général, je préférais les films de pirates !

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    3. Woody Allen me semble un peu trop pessimiste (ou pas assez, c'est selon l'angle de vue). Demandez à un jeune comment il situe le "décors" d' "Alien, le huitième passager", il vous dira que les personnages évoluent dans des costumes et des décors typiques des années 70, mais adaptés à un thème futuriste (et de space-opera). Idem pour "2001". Et idem pour "Blade Runner" dont l'iconographie est très "new wave" (Ah ça, le style new wave était même très présent dans les Eightees, de "Les Prédateurs" de Tony Scott à "Liquid Sky" pour n'en citer que deux). Donc avec cette grille de lecture, on ne peut que se focaliser sur l'intrigue avec le recul. Après, l'autre débat, c'est celui du rythme des montages (et un peu la grosseur des cadres) qui relègue vite les films des dernières décennies à leurs époques respectives. Là encore, c'est ce qui m'est ressorti de discussions avec de jeunes spectateurs.
      Il suffit de prendre "Woody et les robots" en exemple pour le sieur Allen, et il n'y a que les gags qui restent.
      Polo, pas sûr non plus qu' "un mode d'écriture" soit très adapté pour définir la SF. Ou alors "une" mode d'écriture, puisque SF, Fantastique et Horreur sont comme une mode qui dure et se persévère au travers des codes qui se répètent. Et là, on en revient aux classements par genres pour simplifier.
      Pour ce qui est de "Outlander" il me semble que c'est un remake assumé. Idem pour des films moins connus comme "Les mercenaires de l'espace" & "Dune Warriors" ("Les sept mercenaires/samouraïs"), "Neon City" ("la chevauchée fantastique"), "Kaine le mercenaire" ("Yojimbo")... Puis il y a aussi des archétypes connus de tous qui sont régulièrement réutilisés au cinéma. Le plus connu dans les genres qui nous concernent ici c'est celui de l'assaut de la villa dans "Rio Bravo" repris dans "la nuit des morts-vivants", "Assaut" de Carpenter, mais aussi dans le premier film de la saga des templiers d'Ossorio, et dans bien d'autres. La SF (et surtout le post-apocalyptique avec ses vastes horizons et le space-opera, pour la même raison) a remplacé le bon vieux western qui a tellement raconté maintes fois l'histoire de l'Amérique qu'il a fini par raconter d'autres choses. Et ce sont ces autres choses qu'on finit par retenir. Le vrai plaisir du cinéphile à mon avis (comme dans les autres disciplines artistiques) c'est de retrouver et de remonter le fil des influences. Mais la cinéphilie et le goût pour la Littérature existeront toujours, tout simplement parcequ'il s'agit d'une spécialisation.

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    4. Pour parler des "cadres" depuis "28 jours plus tard", le film de zombies/infectés a pris le relais des western/space-opera/post-nukes avec son écriture géographiquement horizontale. Là on est loin de "la nuit des morts-vivants" qui se situe sur un axe un peu clos (le cimetière + la villa). Le plus bel exemple de ce tracé horizontal c'est l'errance continuelle dans "Walking dead". En fait, comme j'y réfléchis depuis un moment, j'ai situé la transition huis-clos/errance dans le film de zombies à 1993, avec le court-métrage "Drag": http://morbius.unblog.fr/2014/11/27/drag-1993/ (ça coïncide un peu aussi avec les débuts de la démocratisation d'Internet, donc avec les horizons qui s'ouvrent).
      "Alien, le huitième passager" est par exemple un film en trompe-l’œil : un huis-clos angoissant à l'intérieur d'un space-opera. "Blade Runner" est aussi un film faussement "ouvert" puisque les personnages sont continuellement écrasés par la ville, les bâtiments.
      À mon avis, le mot "cadre" est tout aussi complexe à utiliser, et surtout depuis que le cyber-punk a déboulé au cinéma (comme dans les mangas). Mais même-là, c'est l'intrigue qui prend forcément le dessus puisque le cadre se transforme constamment.

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    5. Désolé, à propos de cadre, je suis moi-même très hors-cadre de la discussion. On mettra ça sur le décalage horaire + fin de journée de boulot.

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  2. Merci pour ce film avec de cargos dans l'espace et des pirates de l'espace.

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  3. j aime les sf spaghettis et la mere foster

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  4. Merci pour ce partage a priori jamais vu en ce qui me concerne.

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  5. Merci pour la rapidité du reup et le partage.

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