
(Le petit bougnat)Un film réalisé par Bernard Toublanc-Michel
1970 - 95 minutes - Couleur - NC - NC
Petit Bougnat, 9 ans, un garçon noir de Sarcelles, doit son curieux surnom à sa ville natale, Clermont-Ferrand. Débrouillard et malin, il attend avec impatience son départ en colonie de vacances. Quelle déception ne ressent-il pas quand il apprend que sa mère, qui le délaisse, a oublié de l'inscrire pour ce voyage ! C'est avec un pincement au cœur qu'il regarde l'autocar s'ébranler. Quant à Rose, 13 ans, elle n'a aucune envie de quitter sa banlieue. Son père la fait monter de force. Petit Bougnat décide de fuguer et réussit à rejoindre la colonie...
Avec : Claude Amazan, Isabelle Adjani, Vincenzo Sartini, Guy Allombert, Michel Théodou, Sylvie Allombert...
Langue : Français
Sous-titres : Non requis
Mot de passe : BT-M
Version uncut, 95 minutes, 700 Mo
(Le petit bougnat raconte une blague sur les hommes politiques des années 60/70)
Conteneur : AVI (DX50 /MP3)
Format : X263, 720 x 496, 3/2
Multi LPttBgnt70BTM-V95.7z ou 1F LPttBgnt70BTM-V95.7z
Version DVD, 94 minutes, 1,43 Go
Conteneur : MKV (AVC /AAC)
Format : X264, 656 x 560, 1,70:1
Multi LPttBgnt70BTM-V94.7z ou 1F LPttBgnt70BTM-V94.7z

Merci Patri©k. Ça a une odeur de vacances tout ça. Un film que je ne connais que de titre.
RépondreSupprimerSinon, je n'ai jamais trop compris ce qu'était un "bougnat".
Chez nous, pour la parenthèse culturelle, le bougna (sans "t") c'est un plat à base de poulet, de poisson ou de chauve-souris (et même de serpents ou de rats de plage sur certaines îles), mélangé à des patates douces, des taros, des ignames, des bananes. Le tout baigné dans le lait de coco, et enroulé dans des feuilles de bananiers et enterré dans un trou sous de grosses pierres qu'on fait chauffer en allumant un gros feu de bois par dessus. Ça cuit et on sert ça bien chaud...Bon, du coup ça m'a donné faim, alors bonnes vacances et merci pour le film.
Merci de m'avoir coupé l'appétit jusqu'à la rentrée. J'ose au moins espérer que c'était voulu.
SupprimerOn n'est jamais mieux servi que par soi-même : pour bien comprendre le Caillou Magique, il faut savoir qu'à l'époque où il vivait - qui n'était pas tout à fait l'aube de l'humanité mais pas non plus celle de la civilisation raffinée que nous connaissons aujourd'hui respectant le règne animal dans son entier -, la quasi-totalité des êtres humains se nourrissait en grande partie de cadavres d'animaux. On se souvient que les marchands de viande et autres pourvoyeurs des hôtes de l'océan, voyant peu à peu certains individus délaisser cette nourriture pour s'alimenter exclusivement de produits laitiers et de ce que prodigue la terre nourricière, ces marchands transpirant dans leur chair à l'idée de voir leur petit commerce mondial peu à peu entamé se livrèrent à des manœuvres diverses, l'une d'entre elles notamment, ayant maintes fois fait ses preuves, consistant à ranger dans des enclos sémantiques ceux qui avaient recours à une nourriture naturelle en les bardant d'étiquettes diverses : végétariens, végétaliens, vegans (on sait aujourd'hui que les Végans sont les habitants du cortège planétaire de Véga de la Lyre mais on l'ignorait alors) et j'en saute, se chargeant de faire passer rapidement auprès de l'opinion publique ces quelques marginaux excentriques pour de fols innocents, voire de dangereux intégristes dont les rituels relèveraient d'une secte, se gardant bien d'appeler les choses par leur nom en se reconnaissant eux-mêmes nécrophages, et allant jusqu'à prétendre sans ciller, forts d'une hypocrisie éhontée, jusqu'à prétendre aimer eux aussi les animaux sans préciser que c'était le plus souvent quand ces derniers gisaient dans leur assiette. Ce temps lointain nous semble aujourd'hui des plus barbares mais voilà qui resituera et peut-être éclairera ces propos dudit Caillou qui à tout le moins ne manquent pas de sel, à défaut de le disculper, personnage par ailleurs inoubliable pour qui je nourris malgré les siècles qui nous séparent une indéfectible affection. P.S.: je me suis laissé dire que de telles habitudes carnivores perdureraient encore de nos jours, ce qu'on a bien du mal à croire. Mais Ambrose Bierce ne dénonçait-il pas déjà l'écœurante pratique en écrivant en son temps : "fourchette : instrument que l'on utilise principalement pour porter des morceaux d'animaux morts à sa bouche."...?
Supprimer(Beh quoi, si on peut plus digresser... après tout, et surtout avant tout, c'est les vacances !)
@Outlander, pour te remettre de ces agapes, je te conseille un bon fromage corse : le Casgiu Merzu. Au marché noir, (car interdit en UE), le casu marzu se vend près de 1000 euros le kilo.
SupprimerAu fait, Casgiu Merzu signifie « fromage pourri »...
Bon appétit !
Pour achever de mariner l'Outlandeur, j'ai trouvé sur wikipedia la recette du fāfaru. Généralement, ça s'achète dans une bouteille de bière et c'est un sujet de plaisanterie parceque ça sent le pourri, mais c'est très bon.
Supprimer"Le fāfaru est un plat de poisson d'origine polynésienne. Des filets de poisson, généralement du thon, sont mis à macérer dans une préparation d'eau de mer et de têtes de crevettes pressées. Il s'agit d'une forme de saumure.
Les chevrettes sont des crevettes d'eau douce présentes dans les rivières des îles du Pacifique sud. Les têtes de chevrettes sont partiellement décortiquées puis écrasées ou pressées, pour obtenir un jus qui sert d'agent de fermentation. Mélangée à l'eau de mer, la préparation est mise à fermenter pendant 2 jours, puis filtrée avant l'ajout des filets de poissons qui sont laissés à mariner pendant 3 heures, et parfois jusqu'à 8 heures ou plus, en fonction de la saveur souhaitée. Les filets sont consommés dans un état de décomposition léger ou très avancé, à l'odeur forte. Loin de correspondre à son odeur de pourriture, le fāfaru a une saveur douçâtre légèrement piquante."
Tout ça est de bonne guerre, même si je sais fort peu de guerres qui soient bonnes. La sauvagerie commence dans l'assiette, avant de finir dans les arènes. Vous pouvez me citer.
Supprimerbonjour à tous. Le bougnat (avec un T) du titre n'a, je pense, pas grand chose à voir avec la cuisine. On appelait ainsi les vendeurs de charbon (il en existait encore dans les années 60, décennie de ma naissance), souvent des auvergnats. Le bougnat vendait aussi du vin si j'ai bonne mémoire. Mais ils étaient souvent couverts du charbon qu'ils livraient. D'où le surnom donné au gamin du film, par ailleurs très sympathique.
RépondreSupprimerMerci pour ces précisions.
SupprimerMon père qui est né en 48 me dit que c'était les ramoneurs qui étaient appelés comme ça
Supprimerde mémoire, le bougnat embrassait plusieurs professions en une. celui de mon enfance, à Paris, ressemblait à la fois à un petit bistro, avec une salle où était entassé les boulets de charbon . Il faisait les livraisons et devait probablement s'occuper du ramonage également. Autant de gens qui assuraient au-delà de leur métier un lien qui allait au-delà du simple commerce. Ce qu'on a peine à imaginer aujourd'hui...
SupprimerOui mon père m'a aussi parlé d'une solidarité auvergnate dans la restauration à Paris.
SupprimerLe "bougnat" etait aussi le nom que l'on donnait à des cafés-bistros.
Supprimer"Le terme a fini par désigner les cafés parisiens tenus par des bougnats, les cafés-charbons, à la fois débits de boisson et fournisseurs de charbon. Ils étaient installés surtout dans les quartiers populaires et portaient souvent l'inscription « Vins et charbons "
il y a beaucoup de mots ou d'expressions Francaises qui ont évolués ou qui se sont elargis au fil du temps...
1964 : Portrait d'un bougnat de Paris | Archive INA https://www.youtube.com/watch?v=lSjbg-hvMpc
Supprimerhttps://www.cnrtl.fr/definition/bougnat
Supprimer"ÉTYMOL. ET HIST. − 1889 (G. Macé, Mes lundis en prison, p. 256 : Charbonnier. Bougnat); 1927 p. ext. (A.-L. Dussort, Des Preuves d'une existence, p. 89 : On dit plutôt « bougnat » et « bougnate » qui désignent [...] soit des logeurs, marchands de charbons, cafetiers [...] ou autres commerçants qui semblent natifs de l'Auvergne). Mot pseudo-auvergnat, issu (avec aphérèse et p. anal. avec la finale de auvergnat) de charbougna « charbonnier », lui-même création pop. parisienne par imitation des parlers méridionaux, les Auvergnats étant souvent vendeurs de charbon de bois à Paris; charbougna est attesté en 1890 dans le Père Peinard (Sain. Lang. par., p. 320) mais est prob. plus anc. (Dauzat Ling. fr., p. 232)."
Merci beaucoup.
RépondreSupprimerTres bon souvenir!! merci beaucoup!!
RépondreSupprimerMerci pour ce partage.
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