(Les statues meurent aussi)Un court-métrage réalisé par Chris Marker, Alain Resnais, Ghislain Cloquet
1953 (*) - 30 minutes - noir et blanc - mono - 1.37
Le film est une commande de la revue Présence africaine. Partant de la question " Pourquoi l’art nègre se trouve-t-il au Musée de l'Homme alors que l’art grec ou égyptien se trouvent au Louvre ? ", les réalisateurs dénoncent le manque de considération pour l'art africain dans un contexte de colonisation et relèvent le racisme manifeste derrière ces choix...
Avec : Jean Négroni et, archives, François Mitterrand, Pie XII, Sugar Ray Robinson...
https://www.imdb.com/title/tt0046365/
Langue : français
Sous-titres : non
Ce court termine notre festival d'été "Films interdits en France".
Je me suis basé sur IMDB . Leur liste est sûrement incomplète. Certains films sont déjà proposés ici, d'autres non publiables car aux catalogues des éditeurs, et certains introuvables.
(*) Film interdit de sa sortie en 1953 jusqu'en 1963.
L'année 1953 est marquée par un contexte de fortes tensions internationales, querelles de succession à la tête de l'URSS suite à la mort de Staline, exécution des époux Rosenberg, démission du Premier ministre iranien ayant tenté de nationaliser l'exploitation pétrolière, début du mouvement de décolonisation de l'Afrique avec, un an avant le début de la guerre d'Algérie, l'abdication contrainte du sultan du Maroc Sidi Mohammed (devienu roi en 1956 lors de l'indépendance). Dans ce contexte, la Commission de contrôle des films cinématographiques juge ce film " offensant à l’égard de la France et de ses institutions. ", comme l'a été antérieurement Afrique 50 de René Vautier. (Polo)
avi 640x480 (1.33) - 411 mo
https://1fichier.com/?bfcvt6nuz50ma2uvam7s
Merci beaucoup pour tous ces films sortant de l'ordinaire... bravo ! Fanche17.
RépondreSupprimerMerci Polo pour ce court d'Histoire. Je n'avais jamais pris conscience de l'histoire politique de ce petit classique du documentaire qu'on étudie pourtant à l'école.
RépondreSupprimer70 ans après, l'archivage ou l'exposition de l'art africain (et même océanien) a pris bien d'autres tournures avec les différentes restitutions post-coloniales. Les collections privées en prennent un coup et certaines ventes aux enchères de ce type d'art dit-premier sont dénoncées par les différents collectages patrimoniaux.
Enfin bref, merci et bonne fin de vacances. Ces mini-débats vont nous manquer (sauf à Outlander qui a l'aptitude à digresser dans toutes les situations ^^).
Merci beaucoup.
RépondreSupprimerIl ne faut surtout pas non plus oublier que la censure est dans les deux camps, même si l'on conçoit qu'un peuple ait du mal à accepter avoir eu parmi ses ascendants quelques anthropophages (ce qui est prouvé ; du reste, je connais même des gens ici qui mangent des animaux).
RépondreSupprimerEt chez nous, pour plaire à des dieux forcement sympathiques et gentils, on jetait des enfants dans des brasiers. Les incas and co préféraient les égorger. Mais peut-être que les celtes n'avaient pas inventé l'Opinel et les incas le zippo . On fait avec les moyens du bord pour plaire à ses maitres...
SupprimerPolo, mon message, publié seul, est sorti de son contexte : il ponctuait et rien d'autre deux miens commentaires se rapportant aux différentes éditions de Tex Avery, commentaires non publiés - mais peut-être pour en faire une entrée à part entière (les éditeurs n'ont rien à dire puisque ce sont les versions intégrales que je proposais, par eux modifiées).
SupprimerOui, on attend le retour de Radis demain.
SupprimerPour le reste, j'ai toujours du mal à retenir mes bêtises. Encore plus que Desproges, j'ai un maitre oublié par beaucoup, pire que lui vu l'époque, Pierre Doris.
http://evene.lefigaro.fr/citations/pierre-doris
Bon sang, ça va mieux (pardon d'occuper encore l'écran), je me sentais vraiment mal dans mon bon droit comme aurait dit Pierre Doris (qui aurait fait un sacré plat-de-côtes - bêtises pour bêtises, hein...). Un message comme le dernier tien, on t'aimerait à moins, vaut ce que vaut, vaille que vaille. Ici aussi on connaît des révoltes, en pire et début de siècle. L'indignation est toujours belle, même si elle est fille de l'impulsion (Eddy Merckx).
SupprimerSalut les deux joueurs. Je l'ai photographié (qui ?) et côtoyé pendant une petite semaine lorsque j'étais régisseur lumière. Attention au flash !
Supprimerhttps://ibb.co/NyyF3yP
Si c'est le bon Pierre - et ça m'en a tout l'air -, on ne peut qu'inviter à aller au bout du lien donné par Polo et penser en effet que l'autre Pierre (Desproges celui-là) ne pouvait que l'appeler indubitablement "papa". Décidément beaucoup de pierres dans ce message, le Caillou.
Supprimer@ Outlander
SupprimerConcernant les Tex Avery Uncut, merci beaucoup pour cette proposition, mais de jolis repacks sont déjà proposés par Indiannagiles sur son blog.
Et, au passage, la censure sur les cartoons est plus présente que jamais.
Par exemple, la récente nouvelle (et excellente) série de cartoons Warner "Lonney tunes cartoons" à dû écourter, voir supprimer, certains de ses épisodes, lors de ses diffusions tv et streaming en Europe (principalement pour cause de violence, pour les gags considérés comme racistes, sexistes ou homophobes, les auteurs s'auto-censurent désormais).
Mais l'effet "collatéral" de ce retour de la censure à été évidement, la profusion, et l'énorme carton d'audience de séries adultes décomplexées comme la pionnière South park, mais ceci est une autre histoire...
Radisnoir, je n'en suis pas étonné. J'avais en tête, à considérer ces amputations parfois de quelques secondes (*), parfois du titre entier, j'avais en tête des cohortes d'employés de "bourreaux" façon Kafka, Lem ou Brazil, passant au crible sur leur écran toutes les œuvres afin d'en extraire les "images de bon goût" sous l'aimable requête de grands instrumentalistes surtout soucieux de leur ethnie et de faire le net devant leur porte, et plus loin, pourquoi pas, dans cette logique du déni et sous d'autres Cours (parce qu'ici on aime la Science-Fiction et les dystopies), extraire des westerns, polars, romances, films de guerre tous fusils, canons, revolvers, poisons, arbalètes, les "épurer" de tous actes figurant la destruction de l'humain par l'humain, actes violents souvent reflets de l'Histoire mais pouvant paraître après tout bien plus offensants à l'égard de la vie elle-même et de la simple morale qu'un dessin, animé ou non de mauvaises intentions, qu'une caricature. Ainsi sommes-nous faits pourtant ou l'avons-nous été dans certaines circonstances : des humains parfois bien inhumains. Ce que tu écris ne fait que rendre presque crédible cette vision poussée des choses. Vanitas, vanitas, cachez le naturel... et déni la menace. Telle est mon humble conclusion personnelle sur ce vaste sujet de la censure : le crible ne paie pas. Merci de ton temps à avoir considéré ma proposition, en double emploi effectivement.
Supprimer(*) https://uptobox.com/dskfakiajc65
(je place ce lien, à vous de le laisser ou non, parce qu'il montre précisément comment se passent les choses)
(j'ai supprimé le lien, mon but n'étant certainement pas de mettre qui que ce soit mal à l'aise)
SupprimerAssez ironiquement, il faut admettre que c'est grâce à certains de nos pays dits "colonisateurs" que tous ces objets peuvent encore être vus aujourd'hui.
RépondreSupprimerQu'ils aient été exposés au Musée de l'Homme plutôt qu'au Louvre allait de soi puisqu'ils n'entraient pas dans la catégorie de l'art au sens occidental du terme (leur usage premier était purement utilitaire).
Et sans la protection que leur ont offerte les institutions publiques ou les collectionneurs privés septentrionaux, la quasi-totalité d'entre eux auraient disparu dans les soubresauts, convulsions, coups d'état et génocides interethniques divers qui ont pullulé sur le continent africain depuis 60 ans.
De ce fait, ce ne serait que justice si nous demandions une légitime compensation (financière ou en nature) à ces pays avant de leur confier la garde des objets en question. Après tout, c'est bien nous qui avons investi pour les rapatrier, les protéger et les entretenir durant tout ce temps. Tout cela ne s'est pas fait gratuitement et il n'y a aucune raison que les pays d'où ils sont originaires profitent de notre prévoyance sans apporter leur écot.
En fait cela se fait déjà pour les collections privées. Pour les collections publiques, là c'est de la politique...
SupprimerDu coup ça me rappelle, qu'en leur temps, les Surréalistes étaient de gros collectionneurs d'art premier africain.
Juste ajouter que la France est une championne pour sortir d'un chapeau un objet muséal soit-disant perdu, pile au bon moment diplomatique. ^^
SupprimerIncroyable coïncidence: je viens d'en entendre parler et pouf! il se trouve chez vous. Merci pour le partage, c'est top!
RépondreSupprimerComment j'ai pu passer à côté ? Merci pour le lien encore valide.
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