(The Secret of the Loch)Un film réalisé par Milton Rosmer.
1934 - 72 minutes - noir & blanc - mono.
Un vieux savant écossais, excentrique et coléreux, veut à tout prix prouver l'existence du monstre dans le Loch Ness, malgré l'opposition et le mépris de ses pairs scientifiques. Un jeune journaliste londonien flaire le scoop et se rend sur place, même s'il ne croit pas à la bête. Le tenace reporter commence à se laisser séduire par les théories du vieillard... et surtout par le charme de sa petite-fille !
Avec : Seymour Hicks, Nancy O'Neil, Gibson Gowland, Frederick Peisley, Eric Hales & Rosamund John.
Avec : Seymour Hicks, Nancy O'Neil, Gibson Gowland, Frederick Peisley, Eric Hales & Rosamund John.
https://www.imdb.com/title/tt0025759
Apparemment, le premier long-métrage de fiction à être consacré à Nessie, qui lorgne au moins autant vers la comédie que vers la cryptozoologie. Bien avant Tumak, fils de la jungle (1940) ou Voyage au centre de la terre (1959), il préféra utiliser un véritable reptile plutôt qu'avoir recours à l'animation en image par image, bien plus onéreuse.
__ Captain Midnight __
Edition DVD française : Non.
Langues : Anglais.
Sous-titres : Français, traduits par Captain Midnight.
Qualité : DVDrip
AVI : 720x544, vidéo (XVID) : 3040 kbps, audio (AC-3) : 384 kbps, 1793 Mo
https://multiup.org/download/9a6f800a755692f6d96185c1139172e9/MR_SecLoc_34.zip.001
https://multiup.org/download/ce295593ae6934e5475d4647f51c8180/MR_SecLoc_34.zip.002
Mot de passe : UFSF
Châteaux hantés, aimables spectres à demeure, contes arthuriens, dragons cracheurs de feu, gentils ou moins gentils monstres... la riche Albion et ses voisines n'en manquent pas et la France cartésienne, si elle est loin d'en être dépourvue (on pense à la Bretagne, proche à plus d'un titre de nos amis britanniques), la France s'est montrée au fil du temps statistiquement et sans faire de vil schématisme plus riche en fromages qu'en légendes fantastiques sinon au patrimoine très régional (même la Bête du Gévaudan était peut-être humaine), le nom de ses innombrables châteaux apparaissant surtout sur les étiquettes d'un breuvage ayant engendré, mais pas plus qu'ailleurs, tout comme le whisky, des monstres ressemblant plutôt à des éléphants roses (selon les témoignages de gendarmeries). Quant au cinéma, s'il a débuté par ce domaine avec Méliès, qui le faisait plus pour explorer les possibilités de son nouvel appareil que pour exprimer véritablement ses attirances, c'est surtout dans les années 40 et pour cause que les fantômes ont fait leur(s) apparition(s). C'est là toute la différence de sensibilité entre chaque pays qui s'exprime ici par le biais de l'imaginaire et qui fait la richesse et la beauté de l'ensemble (voilà bien un discours pro-européen ou je ne m'y connais pas). En l'occurrence pour cette œuvre, même Cassis et ses calanques n'ont jamais pensé à un tel coup de pub. Merci, Captain Midnight, bien chaleureusement, et à l'UFSF, pour ce film très possiblement fondateur.
RépondreSupprimerMerci infiniment Captain Midnight pour ce très beau partage !
RépondreSupprimerLa France cartésienne ? Réducteur, "Outlander", et le mot est faible. Le matériau légendaire hexagonal est en effet d'une richesse peu commune. La littérature (et notre folklore encore vivace) en témoigne. Et non pas seulement en terre armoricaine ! Mais en effet ce légendaire fut trop peu utilisé par notre industrie cinématographique, industrie pour qui ce qui relève de la culture dite populaire est sans intérêt ou tout simplement trivial. il n'empêche que le très avisé Walt Disney dépouilla massivement nos contes (ceux de Charles Perrault notamment) et que le roman d'aventures vernien (ou le roman "merveilleux scientifique" de Maurice Renard) irrigua toute la science-fiction US naissante. Méliès, ne t'en déplaise, réalisa le premier film de science-fiction de l'histoire du cinéma ! Il s'inspira de H.G. Wells ("Les premiers hommes dans la lune, 1901), bien sûr, mais également de "De la terre à la lune" (1865) de Jules Verne.
RépondreSupprimerPhilippe
Et le folklore français a donné à l'écran "Brocéliande" de Doug Headline ! Sans compter la série "Dolmen" !
Supprimer"Statistiquement", "loin d'en être dépourvue"... qu'est-ce que vous ne comprenez pas dans ces mots ? En tout cas à nouveau merci Captain de nous donner une fois de plus ici la preuve de l'incroyable richesse du patrimoine Fantastique anglo-saxon (sans même parler de la SF)...
SupprimerComparez, si vous voulez un C.Q.F.D., toutes dates confondues, le moindre recensement du Fantastique et de la SF français à l'écran avec par exemple les Phil Hardy recensant les œuvres en anglais, sans parler du nombre comparé d'écrivains des deux genres.
SupprimerJe suis certain que ce n'est ni de la mauvaise foi, ni de la méconnaissance, peut-être un déni dû à votre passion, mais vous m'obligez à des lieux communs et à des évidences. Prenez pour seul exemple et pour sortir du cadre européen la littérature UFSF et la production américaine à l'écran qui n'ont pourtant véritablement pris leur essor qu'au début du siècle dernier. Les anglo-saxons sont moins cartésiens (qui n'est pas un mot sale, tout comme reconnaître les identités est un bien), ce n'est pas un cliché et pas moi qui l'invente.
SupprimerJe ne crois pas utile de chercher à te convaincre. Mais nous ne parlons manifestement pas de la même chose. Je te parle de "légendaire" et de littérature, toi de cinéma. Cinéma qui, en France, méprisa et méprise encore (globalement !) le matériau sur lequel Britanniques et Américains, plus pragmatiques, se jetteront sans état d'âme. Pour les autres, je vous invite à lire Pierre Versins et le duo Guy Costes/Joseph Altairac. Souvenons nous que nous devons le premier texte d'anticipation de l'histoire à notre Rabelais national et que les premiers serials dits "de genre" sont français..
RépondreSupprimerPhilippe
Je parle des univers de la Science-Fiction et du Fantastique dans toute l'acception du terme et sans exception, légendes incluses, mais loin de tout globalisme, qui fait que mon propos n'est pas hors-cadre. Il y a eu floraison américaine en quelques décennies seulement (parfois due à des auteurs européens expatriés), là où la France avait des siècles pour faire s'épanouir ces domaines bicéphales hors auteurs épars tel Rabelais, Jules Verne, Maupassant, bien d'autres, mais rien d'intertextuel, le Roman Populaire beaucoup lu mais fort peu reconnu comme littérature, voire vilipendé, insuffisamment considéré et respecté pour assurer une descendance (merci quand même au Fleuve Noir), floraison d'auteurs étrangers entretenant sur le sujet toute une relation épistolaire (et je sens que vous allez me citer des exemples français), des clubs puis des "fan clubs", se répandant au sein de revues dites spécialisées bien plus nombreuses que dans l'hexagone, se réunissant lors de conventions et autres épiphénomènes, toutes manifestations témoins d'un engouement viscéral car ils s'y reconnaissaient. Quant à l'édition, pour être plus concret - car c'est finalement là que tous les trains des littératures de gare et les autres parviennent -, Dieu sait (s'il lit de la F & SF), Dieu si le jeune lecteur que j'étais galérait à l'orée des années soixante pour dénicher un Daniber, un Jean de La Hire, un Lovecraft, un ouvrage parlant de fantômes, de martiens, lecteur marginal sous la moquerie de ses petits camarades (non, non, docteur, je n'en suis pas traumatisé mais en ai au contraire acquis de l'orgueil sinon de la fierté). Reconnaître les différences n'a rien de qualitatif. Mais oser dire, c'est toujours diviser, oser dire, c'est être déchiré. Merci, Philippe, de votre mise au point et de vous être fait connaître.
SupprimerVersins sans aucun doute, mais qui connaît, connaissait ces auteurs dans l'ensemble du lectorat sans le besoin de telles sommes ? Quant au domaine légendaire, pour ma part (étiquetez mon point de vue comme vous l'entendrez), j'ai du mal à voir - au sein des classements télévisuels de l'I.N.A. par exemple - un attrait majoritaire pour le Moyen-âge qui dépasserait Thierry la Fronde pour aborder la Table Ronde, quels que que soient les contre-exemples que vous me produirez, tout comme j'ai du mal à discerner sous les parures d'Halloween arborées aujourd'hui bon gré mal gré un véritable et sincère enthousiasme pour un Fantastique plus ou moins imposé. Sinon chez les seuls enfants. Car il est vrai que les choses ont changé et changent, que ce point de vue qui est le mien n'est plus à présent de mise, que les nouvelles générations de parents, avec une certaine pudeur et une peur certaine du ridicule tout au début, à présent s'amusent (j'imagine) dans les parcs Disney. Et que la Fantasy au cinéma tout comme en littérature règne aujourd'hui en terre conquise. L'avenir, tout comme la jeunesse, est une pâte à modeler. Basta. Place aux jeunes, dernier laïus sinon famous last words, je la ferme.
SupprimerEt je confisque la clef !
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